L’entraînement par neurofeedback pour les difficultés de l’attention
(utilisant l’électro-encéphalogramme quantitatif (EEGQ)

L’entraînement par neurofeedback est une des interventions les plus étonnantes pour traiter les difficultés d’attention chez les enfants et les adultes.  Plusieurs lecteurs ont probablement entendu parler du biofeedback puisque que cela existe depuis longtemps.  Le biofeedback est un outil qui permet à l’individu de recevoir un feedback au travers de la vue et / ou du son, par rapport à ce qui arrive dans son corps afin de mieux gérer certaines réactions.  Le biofeedback utilise le rythme cardiaque, la conduction de la peau, la respiration et la tension musculaire.  Le neurofeedback, par contre, utilise l’observation des ondes de son propre cerveau.  Le neurofeedback permet à la personne de régulariser par elle-même la production de certaines ondes.

Quelles sont les ondes cérébrales et quel est leur lien avec le neurofeedback?
Les ondes cérébrales sont les schémas observés lorsqu’on enregistre le courant électrique du cerveau.  Les ondes cérébrales sont mesurées en fréquences (combien d’ondes cérébrales par seconde) et en amplitude (le potentiel électrique ou jusqu’à quelle hauteur l’onde se trouve).  L’emphase principale du neurofeedback n’est pas la qualité des ondes cérébrales (tel qu’analysé par les neurologistes pour détecter des crises d’épilepsie), mais plutôt la proportion de certaines ondes cérébrales en relation avec d’autres ondes.  On appelle cela l’EEGQ (électro-encéphalogramme quantitatif).

L’entraînement par neurofeedback particulièrement relié aux difficultés d’attention cherche à découvrir les fréquences entre 4 et 20 cycles par seconde ou hertz.  Les ondes thêta sont des ondes cérébrales plus lentes dans l’échelle de 4 à 7 hertz.  Elles sont associées à la somnolence, un état entre l’éveil et le sommeil.  Les ondes entre 7 et 11 se nomment les ondes alpha.  Elles manifestent une mentalité de repos et de rêvasserie.  Les ondes cérébrales RSM (Rythme Sensori-Moteur) font référence aux ondes entre 12 et 15 hertz.  Elles sont associées à un état mental calme, mais alerte.  Elles permettent à la personne de contrôler son impulsivité alors qu’elles donnent un sentiment de vivacité d’esprit calme.  Elles furent premièrement identifiées par Barry Sterman qui travaillait avec des chats.  Comme il récompensait les chats pour qu’ils produisent plus de RSM, ils étaient calmes dans leur corps, mais actifs dans leurs cerveaux, prêts à sauter sur la souris au meilleur moment.  Cependant, lorsqu’il récompensait les chats pour qu’ils produisent moins de RSM, les chats étaient agités et impulsifs.  Les ondes cérébrales entre 15 et 20 hertz se nomment des ondes bêta.  Elles sont nécessaires pour un état d’esprit analytique et concentré indispensable pour résoudre des problèmes et écouter des instructions en classe.  Nous observons plus de ces ondes lorsqu’une personne apprend une nouvelle tâche qui exige des efforts mentaux par rapport à quelqu’un qui fait une tâche connue, répétitive et déjà maîtrisée.

L’entraînement par neurofeedback et les troubles d’attention
Différents diagrammes de distribution d’ondes cérébrales permettent d’observer différents types de troubles d’attention.  Le diagramme le plus commun présente comme un excès de production de thêta (ondes lentes) par rapport aux bêta (ondes plus rapides).  Tout en faisant son travail scolaire, un enfant avec des troubles d’attention produira d’une façon caractéristique plus d’ondes lentes.  Les ondes cérébrales d’un enfant qui n’a pas de difficulté d’attention produira un ratio mieux balancé entre les ondes lentes et les ondes cérébrales plus rapides ce qui facilitera sa concentration sur son travail.  Un enfant hyperactif peut produire moins de RSM(13-15hz) responsable d’un état physique calme mais alerte.

L’entraînement par neurofeedback cherche à aider la personne à régulariser par elle-même la production de certaines ondes cérébrales pour certaines tâches.  Chaque type d’ondes cérébrales a sa fonction.  Nous avons besoin de chacune d’elles.  Le but du neurofeedback est d’acquérir de la flexibilité pour accéder aux bonnes ondes pour la tâche correspondante.  Par exemple, une personne qui désire vraiment réussir un examen aura besoin de rester calme, mais alerte (RSM), ne pas somnoler (en gardant le contrôle sur les ondes thêta), ni être dans un mode de rêvasserie (en veillant sur les ondes alpha), tout en apprenant du nouveau matériel (en accédant aux ondes bêta).  Ce fonctionnement équilibré du cerveau permet à l’individu de mieux accéder à son véritable potentiel.  La plupart des individus apprennent ces habiletés au cours de leur scolarité.  Cependant, pour différentes raisons, plusieurs personnes ont besoin d’aide pour atteindre leur véritable potentiel.  L’enseignant et les parents savent que l’enfant est intelligent, mais les résultats académiques sont plus bas que ce qu’ils auraient espéré. 

Le neurofeedback est un excellent outil pour apprendre une régularisation personnelle, ou auto-régulation, qui peut être appliquée à différentes tâches afin que la personne puisse accroître l’utilisation de son véritable potentiel.


Copyright 2005 Suzanne Day, Neuropsychophysiologist, Psychopédagogue et Neurodéveloppementaliste

 
   
 
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